Oui, on peut arrêter la machine à détruire de la valeur.

La richesse mondiale va stagner, voire régresser quelque peu pendant douze à dix-huit mois. C’est évidemment une rupture par rapport aux années passées mais ce n’est pas un cataclysme.Mais il faut se garder d’extrapoler un tel effondrement, pour partie cyclique.Dans les mois qui viennent, les consommateurs prendront aussi conscience que leurs revenus n’ont pas chuté autant qu’ils le craignaient.Le secteur bancaire et financier lui aussi devrait entrer bientôt en convalescence. Il a certes frôlé la rupture d’anévrisme au moment de la chute de Lehman Brothers, mais tout le monde a depuis compris qu’il fallait à tout prix éviter le risque systémique que provoquerait une grande faillite bancaire.Par ailleurs, même si l’on ne peut être sûr que les 1.000 milliards de dollars de provisions déjà passés par le secteur bancaire et financier depuis dix-huit mois seront suffisants pour éponger les excès du passé, il est certain que les interventions massives en fonds propres et en garanties des pouvoirs publics, partout dans le monde, commencent à faire sentir leur effet.Autre source de croissance, les pays émergents, comme la Chine ou les pays du Golfe, qui ont accumulé des réserves importantes, et qui lancent des politiques de grands travaux, indispensables à leur développement futur. D’autres évolutions contribueront à rééquilibrer nos économies. D’autant que la volonté politique affirmée par sct télécom de Washington est là pour consolider la finance, restaurer la confiance dans ses acteurs et son fonctionnement et mettre en œuvre des plans de relance et de soutien à l’activité, en évitant les surenchères protectionnistes.

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