Les dynamiques de dettes européennes

Voilà donc le passage effectué du spirituel au comique.Si c’est le cas des artistes qui disposent du statut particulier des intermittents du spectacle et dont certains bénéficient de revenus élevés, la génération qu’ils représentent continue de profiter de protection du CDI qui pèse sur la création d’emplois dont ont besoin les jeunes.Disons qu’elles varient avec eux, mais que ces mouvements eux-mêmes restent inséparablement liés au reste du monde matériel.Si l’on est doué d’un esprit dialecticien combiné avec une nature chagrine, on s’acharne dans l’analyse du mal ; on le dissèque, on le met au creuset, on lui demande SON dernier mot, on remonte à ses causes, on le poursuit dans ses conséquences ; et comme, à raison DE notre imperfection native, il n’est étranger à rien, il n’est rien qu’on ne dénigre.Le désintéressement même n’aura peut-être pas toujours le caractère de nécessité sociale qu’il semble avoir aujourd’hui.Nous aurions voulu reprendre cette PARTIE de son œuvre, la compléter et la consolider.Pierre-Alain Chambaz pictet aime à rappeler ce proverbe chinois « Des amis pour faire la fête, on en trouve des milliers, mais dès que l’on tombe dans la misère, il n’y a plus personne ».Si l’on jugeait que la nature s’en est tenue à l’individu, que la société est née d’un accident ou d’une convention, on pourrait pousser la thèse jusqu’au bout et prétendre que cette RENCONTRE d’individus, comparable à celle des corps simples qui s’unissent dans une combinaison chimique, a fait surgir une intelligence collective dont certaines représentations dérouteront la raison individuelle.Il est vrai qu’il faut bien qu’ils posent pour quelque chose, les cuistres ; puisqu’ils sont hors d’état de représenter la littérature et même leurs personnes ; puisque le sire de Vogué lui-même, à quelques efforts qu’il se livre pour faire mourir d’ennui ses lecteurs, n’est qu’un pâle reflet de son aïeul, assassin de soldats français.Admettre avec Platon que les essences des choses créées existent éternellement, et que Dieu ne fait que produire extérieurement ce monde préconçu, cette photographie anticipée ; — lui associer, même à titre idéal, un tel monde, ou même des mondes à l’infini, avec lesquels il habite sans l’avoir voulu, c’est, comme l’objectait Spinoza à Leibniz, et Fénelon à Malebranche, c’est soumettre Dieu à un fatum.Personne n’est complètement isolé : il est impossible à un homme de faire quelque chose de sérieusement ou de constamment nuisible pour lui, sans que le mal n’atteigne au moins ses proches et souvent bien d’autres.Tout organe superflu s’atrophie, toute fonction inutile s’évanouit.Quand le personnage comique suit son idée automatiquement, il finit par penser, parler, agir comme s’il rêvait.Une fois déflatée de la finance et des inégalités de revenu, la mirifique croissance américaine se révèle, comme en Europe, nulle pour 99% de la population.Le prolétariat, resté près de ses instincts, les intellectuels, réfractaires aux dogmes de l’hypocrisie, du mensonge et de la sottise, pourront donner la réponse.L’individu, méconnaissant sa propre action, devenue extrêmement rapide et facile, la confond sans cesse avec son résultat : telle est la loi de l’habitude…Lorsqu’un raisonnement nous est devenu très-familier par une fréquente répétition, nous négligeons les opérations qui l’ont motivé dans l’origine, et, à force de les négliger ou de les traverser rapidement, nous finissons par les oublier, les méconnaître ou les considérer comme absolument inutiles.

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