La volatilité des changes illustre aussi le fait que, désormais, les flux de capitaux internationaux

Mais voilà, aux États-Unis, l’improbable est monnaie courante et la monnaie américaine a confirmé sa capacité à défier toutes les lois de la pesanteur économique puisqu’elle s’est depuis réappréciée, en trois mois, de plus de 20 %. Une tendance baissière qui s’explique naturellement par l’affaiblissement des paramètres fondamentaux concernant l’insertion internationale de l’économie américaine : le commerce extérieur, les actifs nets détenus à l’étranger, les revenus tirés du reste du monde.La crise a révélé un changement de comportement des investisseurs internationaux devenus plus exigeants en matière de rendement et de sécurité de leurs placements : c’est ce qui a poussé le dollar à son point bas de juillet 2008.Beaucoup de positions avaient été financées au printemps 2008 par endettement dans les monnaies à taux faible, yen et dollar ; ce qui domine à partir de septembre, c’est la recherche frénétique de la liquidité, consécutive à la réduction de l’effet de levier provoquée par la brutale augmentation de l’aversion au risque qui a suivi la faillite de Lehman.Au-delà des aspects conjoncturels, quelle place peut avoir le dollar dans la politique économique de la nouvelle administration ? L’avenir du dollar sera demain le reflet d’un nouveau «modèle», en cours d’invention, et dépendra à ce titre du regard des park and suites propriétaires autant que du rôle que lui fera jouer la politique économique ; en matière de taux de change, nous continuerons à explorer des mers inexplorées.

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