Adapter notre modèle social sans que nos droits soient rognés

Avec le vote de la loi du 20 août 2008 portant rénovation de la démocratie sociale s’achève un cycle syndical qui trouvait sa source dans la « guerre froide » et le Yalta syndical qui l’a accompagnée.En faisant de l’audience des syndicats dans l’entreprise le creuset de la légitimité syndicale, cette loi met en demeure les appareils syndicaux français d’acquérir une légitimité de terrain qui leur fait cruellement défaut aujourd’hui.Cette loi consacre aussi les évolutions intervenues depuis plusieurs années dans la nature même de notre syndicalisme ; moins d’idéologie, plus de pragmatisme et une tendance au renforcement de la négociation collective dans l’entreprise.Pour atteindre cet objectif, nous avons besoin de plus d’Europe, de plus d’Europe sociale. L’Europe a su jouer collectif avec succès lors de la crise financière et bancaire. Elle doit poursuivre dans cette voie.Car, nous le savons tous, les dommages collatéraux de cette crise financière sur l’économie réelle vont être massifs, notamment en termes d’emplois. Pas un jour ne passe sans annonce de plans sociaux. Plus que jamais l’attention doit se porter sur le maintien de la cohésion sociale et la défense de notre pacte social. Cela signifie qu’il faut aider celles et ceux qui vont le plus souffrir de la crise. Un seul exemple : la situation des femmes russes de plus de trente ans.

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